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jeudi 23 mai 2013

Comment apprendre à peindre seul ?

C'est une question que je me pose depuis quelques temps déjà. J'ai été peu prolixe ces derniers temps afin de trouver une(des) solution(s) à ce problème. 

1. Circonscrire le problème pour lui tordre le cou.

A. Les contraintes.

Le temps est ce dont je manque le plus. Je ne peux consacrer qu'entre 2 et 3 heures par jour à mes activités personnelles. Je dirais plutôt 2 que 3.
 Ensuite il existe de nombreux médiums (aquarelle, acrylique, huile, crayon de couleurs, etc...) et de nombreuses techniques d'application de ces médiums avec des contraintes très différentes (séchage, qualité, fondu, etc...) et qui se prêtent plus à certains sujets que d'autres (poses longues de modèle vivant, nature morte, paysage, etc...)
 Enfin, et la liste n'est pas limitative, il reste le style de peinture que l'on souhaite produire. Veut on être dans l'abstraction pure, le figuratif ou même un mélange des deux (je laisse de côté tous les mouvements de peinture qui ont existé ou qui existent)
L'idéal serait de choisir un médium, chercher des cours sur ce médium et les suivre. Malheureusement, souvent, soit les cours ne correspondent pas à mes attentes, soit cela se déroule à des heures totalement inadéquates avec mon emploi du temps.

B. définir ce qu' on veut.

Cela semble de bon sens et pourtant. Nous avons tous cette vilaine habitude de rabaisser nos ambitions sous prétexte que cela nous semble impossible à atteindre. Pourquoi s' enfermer dans une petite cage et tourner en rond ? Ne faire que des choses simples, que nous considérons comme à notre portée ? A vouloir toujours faire simple, on ne fait que des choses basiques et sans grand intérêt et nous finissons par abandonner.
Pour ma part j' ai décidé que cela ne me concernait plus.
Je voudrai faire des oeuvres dans le style de Roberto Ferri, de Vélasquez, de Lance Richlin ou de Dirk Dzimirsky. Je suis réaliste et je sais très bien qu'il me faudrait au moins autant de pratique qu' eux, (ce qui n' est pas encore le cas) mais j' ai besoin d' un horizon.

2. Les pistes de recherches


Cela  ne nous dit toujours pas ce qu'on doit faire et comment ? Néanmoins ce qui m'intéresse est plus circonscrit.

A. Les techniques picturales

Je sais maintenant que ce qui m'intéresse se résume à la peinture à l'huile. Arrgghh, c'est encore trop vague. Après quelques recherches, il s'avère que pour un rendu particulier tel que celui des artistes mentionnés précédemment, on parle de glacis et de frais dans frais.
La difficulté majeure est de trouver des écrits qui permettent une progression continue (notez bien que je ne parle pas de rapidité. Celle ci est, à mon sens, toute relative.)  J' ai trouvé les écrits de Solomon J. Solomon édité par les éditions Dover.


Néanmoins cela ne résout toujours pas le problème. Comment faire ?

B. Comment initier le grand saut vers l'inconnu.

On a des écrits (je reparlerai des références subsidiaires plus tard), mais il nous manque un plan d'action. Encore une fois, nous avons un problème : comment lutter contre le néant qui s'offre à nous. Rien qu'en y pensant quelques secondes, on s'aperçoit de l'ampleur de la tâche. Cela va dans tous les sens, entre le dessin, les peintures, les marques, le matériel, l'application, les effets, la composition, etc...pfff. Je me suis dis que je n'y arriverai pas sans un minimum de réflexion et j'ai trouvé ce livre :


Cela correspond parfaitement à ce que je recherchai. Comment faire pour initier le mouvement. (n'hésitez pas à me donner des suggestions de lecture, je suis toujours preneur.) Après avoir lu et épluché ce livre j'en suis arrivé à la conclusion qu'il me fallait un plan d'attaque sur une longue période. (ce qui pour quelqu'un de très impatient comme moi est un comble... J'en suis arrivé à la conclusion paradoxale que pour aller vite, il fallait aller lentement ...)

3. Le plan d'attaque

le but que je souhaite atteindre est simple dans un premier temps : faire un autoportrait à l'huile en couleur. Afin d'atteindre ce but, différentes étapes sont nécessaires. (cela paraît simple et pourtant...)

A. Les étapes.

Solomon Joseph Solomon (que je contracterai en S.J.Solomon) estime qu'il faut commencer par des études en monochrome puis dans un second temps par une étude de la couleur.
Tout d'abord, on commence par effectuer des études en monochrome .Ensuite on passe à un objet métallique avec un tissu coloré en satin. Puis par une nature morte complète avec un groupe d'objet en métal en porcelaine (China dans le texte) et des fruits. L'étude du corps humain et de la couleur de la chair ne vient qu'ensuite.

B. Le détail des étapes.

1. Les études en monochrome.

Je vous invite à vous reporter au livre se S.J.Solomon pour tous les détails sur le matériel. En ce qui me concerne j'étudierai un crâne en résine que j'ai acquis sur le site Toomed.


Contrairement aux photos ce n'est pas d'un blanc très franc mais plutôt  d'une sorte de jaune très clair. (notation Munsell : peut être 5Y 8/2 ou 5Y 9/6 ) Ce qui me convient parfaitement car S.J.Solomon préconise justement de teindre avec un jus de terre d'ombre naturelle (raw umber) pour que cela ressemble à une couleur proche du vieil ivoire.
De cette manière, je fais d'une pierre deux coups : dessin anatomique et peinture. Une fois que j'aurai fait plusieurs études je pourrai passer à une étude simple.

2. Une étude d'un pot à thé ou d'un objet métallique près d'un tissu en satin de couleur.

une composition très simple pour étudier l'influence de la couleur sur les objets. On commence très simplement avec une seule couleur. Je ne sais pas encore quelle couleur je vais utiliser mais je pense me diriger vers une sorte de rouge.

3. Une nature morte 

Par la suite, il recommande d'effectuer une peinture alla prima, c'est à dire de peindre en couleur directement sans passer par le monochrome, pour la prochaine étape. Il s'agit d'une composition sur fond blanc avec porcelaine, objets de métal et fruit divers et variés (de fruits peu périssable car sinon vous risquez d'avoir quelques ennuis).


Ce ne sont que les premières étapes . J'établirai un calendrier et des étapes plus précises dans de prochains messages. Je pense que j'en ai déjà pour 3 et 6 mois de travail avec ce programme. On commence dès ce soir par le dessin de contours de la première étude en monochrome...
  

vendredi 3 mai 2013

auto-exercice et auto-portrait

Lorsque je ressent comme une petite faiblesse dans un domaine qui m'intéresse, j'essaie de compenser cette faiblesse. C'est plutôt simple en dessin. Dans l'auto-portrait publié récemment j'ai eu du mal avec la finition. Par conséquent je me suis concocté un petit exercice.
J'ai dessiné un carré et j'ai ensuite rempli ce carré avec mon crayon graphite 9B. J'ai ensuite appliqué l'estompe pour obtenir un beau rendu.



Au final, ce qui donne le plus beau rendu est de croiser à l' horizontal et à la verticale l'estompe. Ensuite de ne pas hésiter à corriger, à estomper de nouveau, à mettre de nouveau du graphite, estomper de nouveau, etc...Certes c'est un peu plus long mais le rendu est plus agréable. Les trois derniers carrés du bas en partant de la droite sont les meilleurs à mon sens.

lundi 3 décembre 2012

Munsell, les valeurs et les affres...

Lorsqu'on veut un dessin réaliste, l'une des compétences fondamentales est la reconnaissance des valeurs ou différentes teintes de gris en partant du blanc jusqu'au noir. pour ce faire il vous faut un système de référence. 
En l'espèce j'ai choisi le système Munsell car il me paraissait plus rationnel et efficace que d'autres systèmes d'apprentissage de la couleur. Souvent, l'apprentissage se résume à un jeu d'essai - erreur que je n'aime pas particulièrement. Cela demande énormément de temps sans que cela soit vraiment efficace. Dans le système Munsell vous avez vraiment le soucis d'un apprentissage systématique qui vous permet de savoir où vous en êtes. Enfin je le ressens comme cela pour ma part. Pour commencer, on apprend à reconnaître les différentes valeurs de gris grâce à cet instrument :

Munsell neutral Value scale trouvé chez colorimax
Vous pouvez le trouver à cette adresse ici. Dans l'apprentissage, vous n'avez besoin que de 10 valeurs de gris ( et ici vous en avez 37 !). Malheureusement, je n'ai trouvé que cette échelle de teinte de gris. Je comprend que le procédé de calibration et les peintures puissent coûter cher à produire et que la quantité n'est pas très importante mais ils auraient pu faire un petit coffret en carton pour protéger ce nuancier, quand même! Par ailleurs, les feuilles auraient pu être un peu plus rigide. Mais bon, ce n'est pas grave...

1. Comment fait on pour apprendre ?

On utilise un livre qui se nomme The New Munsell Student Color Set de Jim Long et on fait les exercices. le premier exercice consiste à repérer et à classer les couleurs selon l'ordre de Munsell, le deuxième quant à lui, utilise le Munsell neutral value scale en glossy edition (impératif). On doit reproduire à la peinture à l'huile (médium que j'ai choisi...)  la valeur choisie.

2. Ma première tentative.

J'ai essayé, pour la première fois, d'effectuer cet exercice sur une seule valeur. J'ai choisi la valeur intermédiaire (la numéro 5). résultat : j'ai mis une petite heure pour y arriver. 
Mon installation 


Un zoom sur ma palette :


Vous remarquerez que sur cette palette, il y a trois tas de peinture. Comment ça trois ? Il ne suffit pas de mettre du blanc et du noir pour obtenir du gris ? Et bien non, il faut aussi rajouter de la Terre d'ombre brûlée. Pourquoi me direz vous ? Parce que ! Non, sans plaisanter, tout simplement parce qu'il y a une teinte de bleu qui apparaît lorsqu'on mélange le blanc avec le noir. On s'en rend très bien compte lorsqu'on appose à même le nuancier la couleur mélangée. Pourquoi j'ai utilisé de la terre d'ombre brûlée ? Parce que c'est une sorte d'orange, qui est la couleur complémentaire du bleu. Pour neutraliser une couleur on utilise sa complémentaire.(complémentaire du jaune : bleu + rouge = violet, complémentaire du rouge : jaune + bleu = vert)

Voici les résultats pour le neutre 5 (N5) et le N6. Si vous ne voyez pas le coup de pinceau c'est que j'ai réussi :-) . la preuve pour N6 où le dernier est quasi invisible ;et on ne le voit que lorsqu'on regarde à la lumière (denier coup de pinceau à droite).




Pour le N6, je n'ai mis que 20 minutes. En progrès, non ? même s'il y a encore un peu de bleu, je suis sur la bonne voie. ;-)

lundi 19 novembre 2012

Une nouvelle approche

Lors d'un cours de modèle vivant, une copine a utilisé une technique totalement différente de ce que j'ai l'habitude de faire (coucou Kei :-) ). c'est l'une des raisons que j'aime lors d'un atelier : chacun a sa propre approche et souvent elle diffère des autres. C'est très enrichissant.
Cela me semblait intéressant d'utiliser cette technique pour voir dans un premier temps si j'étais capable de faire la même chose, de me mettre en danger, dans une situation d'inconfort.

1. La technique utilisée

C'est très simple, dans un premier temps elle fait un dessin de contour et elle repasse et affine dans un second temps avec un feutre pointe fine type Staedler.

2. Les tests que j'ai effectué.

Je me suis essayé à deux dessins, pour l'instant, et un troisième est en préparation :





3. Les compétences utilisées ...

A la vue des résultats obtenus je trouve que je me suis bien débrouillé avec cette technique. La difficulté majeure à laquelle j'ai été confronté provient de l'état d'excitation qui est survenu lorsque je me suis aperçu que j'y arrivai facilement. C'est dans ces moments où l'on peut tout faire chavirer et réduire à néant la confiance que l'on avait en soi. Alors on garde la bride au mords et on calme la bête. On respire un grand coup, on se calme et on continue.
Après réflexion, je me suis dit que dessiner de cette manière faisait appel à un certain nombre de compétences que j'avais acquis il y a peu de temps:

a - la vision des distances relatives : évaluation de la distance entre deux points
b - la fidélité aux contours : reproduire exactement ce que l'on voit et non ce que l'on croit être.

4. ... et leurs améliorations

Comment peut on développer ces compétences ?
a- Je trouve que l'utilisation de la mise au carreau m'a énormément appris à juger les distances. Pourquoi donc ? Constamment vous vérifiez les distances entre chaque point dans la grille avec leur place dans chaque carreaux. Cette droite est plus inclinée, elle touche à la moitié, au tiers, la verticale, l'horizontale ? On se pose toujours ces questions carreau par carreau. Au final, je suppose que notre regard s'entraîne et devient plus précis

b- récemment je me suis remis au dessin de contour aveugle. C'est une méthode d'apprentissage que j'avais découvert dans le livre de Betty Edwards, dessiner grâce au cerveau droit.


Il s'agit de se munir d'une feuille de papier, un crayon et de sa main ou d'un papier écrasé en boule. Vous mettez votre feuille à votre droite, le crayon dans la main droite et vous tournez votre tête à l'opposé donc vers la gauche (le contraire pour les gauchers). Le principe est de dessiner en regardant l'objet ou votre main sans regarder votre feuille pendant 5 minutes. (un minuteur est le bienvenu). Vous devez vous concentrer sur chaque ride, ridule de votre main et être conscient de chaque changement de direction tout en l'enregistrant sur votre feuille. C'est assez déroutant dans un premier temps car on veut avoir fini très rapidement car c'est une situation très inconfortable. Au bout d'un moment on s'y habitue et cela devient très agréable.
En outre, je pense que ma tentative de reproduire le portrait de sir Thomas Elyotde de Hans Holbein le jeune m'a fait énormément progresser.
les étapes :1 ère partie, 2ème partie et 3ème partie.

5. Conclusion.

Pour vérifier cette technique, je me suis imposé un sujet difficile : la reproduction d'une figure humaine. La suite prochainement.

mardi 13 novembre 2012

Session 9 et 10

Cela fait quelques temps que je n'ai pas publié de message. Néanmoins le travail continue de plus belle. Je condense donc en un seul message les sessions 9 et 10 du programme de Sarah Parks, drawing secrets revealed, section 3.

Mais qu'est ce qui a pu m'empêcher de publier pendant plus d'une semaine ? Eh bien j'étais parti faire un tour en Normandie, près d' Etretat. Je voulais voir ces fameuses falaises. Je pensais que ce serait un beau paysage mais j'étais loin de la vérité. En voici un modeste aperçu:



Mais revenons à nos considérations. Ces deux sessions étaient centrées sur l'utilisation de grid ( en anglais mais grille en français). Cette technique est surtout connue sous le nom de mise au carreau. Elle est surtout utilisée pour transférer un dessin sur une toile.  Par contre, ici cette technique est utilisée dans une perspective pédagogique.

1. Démonstration

d'abord quelques photos pour que tout soit bien clair :

.
A gauche sur la photo vous avez les modèles mis au carreau et à droite le résultat. 

2. Explications.

L'avantage de la mise au carreau est de pouvoir reproduire à une plus grande échelle ou à une moindre échelle. Mais ici c'est l'aspect apprentissage du dessin qui est mis en avant. On repère les traits et valeurs par rapport aux axes. Je vous renvoie à l'un des premiers messages sur cette formation où l'on jugeait les distances par rapport à l' axe horizontal et vertical. Ici c'est la même chose sauf qu'on se concentre  sur des petites portions. Cela permet de se concentrer sur les formes et sur ce que l'on voit, et non sur ce que l'on connaît. On avance carreau après carreau. Au début on a des carreaux très petits et on augmente progressivement la taille des carreaux.

La suite dans le prochain message...

mercredi 31 octobre 2012

De la pugnacité en dessin

J'en reviens souvent à la même chose finalement, il ne faut jamais baisser les bras et essayer sans relâche de différentes manières afin de déterminer ce qui nous convient le mieux ou bien de progresser vers notre objectif.
J'ai entrepris de copier une oeuvre d'un des grands maîtres du dessin et de la peinture : Hans Holbein le jeune. J'ai acquis le livre suivant chez les éditions Dover Publication. Pour quelques euros, vous avez de nombreuses reproductions de dessins. 
Il est vrai que le papier est de piètre qualité mais pour ce prix là il ne faut pas attendre de miracle. Je vous conseille même de photocopier ces reproductions car le résultat est bien meilleur que le livre. Quoiqu'il en soit j'ai choisi de reproduire le portrait de sir Thomas Elyot :

Un beau trois-quart tourné vers la droite. Je viens de trouver sur le net cette image en couleur. Je ne savais pas que ce portrait était originellement en couleur et cela change vraiment par rapport à ma copie en noir et blanc.

1. Les tentatives et leur critique.

Voici trois tentatives de reproductions de ce portrait.

 Sur la gauche vous pouvez voir le modèle à partir duquel je travaille. Je ne voulais pas utiliser de techniques apprises récemment pour savoir si cela avait un impact indirect sur moi ou pas. Je ne sais pas ce qui s'est passé mais ce n'est pas une patate qu'il a à la place du nez ?! En plus la tête est trop large / profonde.

 La deuxième tentative est meilleure mais la distance entre le bas du nez et le menton ne convient pas. J'ajouterais que le nez est un peu trop grand en hauteur mais que la ressemblance commence à venir.


 Troisième tentative et je n'ai toujours pas réussi à obtenir la ressemblance que je souhaitais. Néanmoins perdu pour perdu j'ai décidé d'utiliser une nouvelle technique. Je trace des traits droits four décrire la forme et que j'affine au fur et à mesure (voir la photo en détail). Je trouve que le rendu est assez intéressant mais je n'ai toujours pas atteint mon objectif : c'est à dire une bonne ressemblance avec le dessin initial.



 2. Ce que j'ai appris et conclusion.

Ce  n'est qu'après avoir fini, lorsque je commençais à ranger mes affaires que j'ai compris ce qui n'allait pas. Jusqu'à maintenant, je dessinais à partir de mesures relatives. Je commençais soit par les yeux (comme par exemple dans ce dernier dessin), soit par le nez pour les premiers. Je ne pense pas que cela soit une bonne idée dans le cas d'un trois-quart. 
Après avoir pris du recul, je me suis aperçu que le visage avait un problème : comme si la mâchoire était projetée en avant  et que tout ce qui se trouve à partir de la base du nez jusqu'au front allait vers l'arrière. Le problème provient de l'angle décrit par le profil comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous.

J'ai marqué en rouge l'angle décrit par le visage originel et le mien : sur mon dessin les angles sont complètement faussés. Je me demande parfois si je n'ai pas du béton dans les yeux...
Il me semble évident désormais qu'il faut que je me concentre sur la correction de cet angle et l'utiliser peut-être comme point de départ.
Quoiqu'il en soit, je sais maintenant que j'ai pris énormément de plaisir à utiliser cette nouvelle technique et je pense que je vais continuer à l'utiliser. Peut-être qu'un jour, si je me sens assez sûr de moi, je pourrai en faire une vidéo ?

Une fois de plus, j'ai essayé ici de vous montrer qu'il ne faut pas baisser les bras. Certes ce n'est pas encore comme je le souhaite et objectivement on est encore loin de l'objectif. Néanmoins, comme vous pouvez vous en apercevoir, peu à peu, il y a du mieux. Petit à petit, je deviens meilleur dessinateur que je ne l'étais auparavant.Donc pas de découragement, continuons la lutte.
La suite dans un prochain message...

lundi 29 octobre 2012

Dessiner un cercle à main levée

Bonjour,
je suis toujours à la recherche de nouvelles techniques pour me faciliter la vie ou bien pour m'aider à concevoir des dessins. (voir un précédent message ici) Récemment j'ai découvert une nouvelle technique pour dessiner un cercle à main levée. Quoi ? Encore des cercles ?! Et oui, encore des cercles parce que c'est l'un des dessins les plus simples mais aussi les plus compliqués à dessiner à main levée et je ne vous parle même pas des ellipses...Il est vrai qu'il est toujours possible de dessiner avec un compas mais si vous n'avez qu'un crayon à disposition ? Comment faire ? Vous êtes en pleine rue, dans le métro, vous souhaitez faire un joli cercle pour dessiner un détail d'architecture... mais voilà, pas de compas, juste votre crayon. 

 1. La théorie.

Il vous suffit de dessiner un carré et d'inscrire un cercle dans ce carré. Cela paraît simple mais il y a une ou deux choses à connaître avant cela. Ayez continuellement à l'esprit que le cercle touche les quatre côtés du carré, au milieu de chacune des faces de ce carré. Ensuite, il vous faut trouver le centre du carré en traçant les diagonales (et on se souvient de la première vidéo expliquant comment tracer une ligne droite à main levée...). Finalement, on trace lentement et progressivement des arcs de cercle. Si vous ne dessinez pas un carré mais un rectangle vous dessinerez une ellipse.

2. La pratique.

Sans plus attendre voici la pratique par des magnifiques vidéos faîtes main... :-)






mardi 9 octobre 2012

Doutes et satisfactions.

Je me suis donc inscrit à la deuxième session de drawing secret revealed, de Sarah Parks. La première session a été assez concluante. Il est vrai que j'étais très dubitatif sur ce genre de méthode d'enseignement du dessin tant la relation entre l'artiste et ses étudiants est importante. Néanmoins, force est de constater que cela fonctionne plutôt bien dans le cas présent.

 

Pourquoi ?

Tout d'abord j'y consacre tout mon temps disponible, soit entre 1h30 et 2h30 chaque soir. Je fais en priorité ce qui m'est demandé de faire (les exercices et les "devoirs"). De même, je n'hésite pas à en faire plus; pour être sûr de bien avoir compris ce qui m'était demandé.
Ensuite, il y a un véritable dialogue entre Sarah et moi-même. J'ai la possibilité de la contacter quand je le veux par l'intermédiaire de la plateforme de dialogue. Evidemment le décalage horaire peut poser problème mais finalement cela marche plutôt bien.
En outre, il faut avouer que le travail de Sarah avec ses étudiants est scrupuleux. On sent qu'elle a analysé votre travail, qu'elle a réfléchit à ce que vous vouliez faire et ce qui a été fait réellement. Bref, elle fournit un retour honnête, méticuleux, et surtout motivant.

La preuve.

Lorsque j'ai envoyé mon premier portrait de l'actrice Gene Tierney, j'était plutôt satisfait de moi-même. Mais maintenant, avec les résultats obtenus après un mois de cours, je me demande comment cela a pu être possible :

Première version 10-09-2012 


Deuxième version 1 mois plus tard, le 7-10-2012

Je suis donc surpris d'avoir fait aussi bien, et je ne pensais pas obtenir un niveau aussi élevé et marqué en aussi peu de temps. Mais je pense qu'il est possible de faire encore mieux. Plus précisément, je pense qu'il peut y avoir des marges de progression dans l'élaboration du fond, encore dans la précision des traits, peut être même encore dans la précision des valeurs. 
Allez, au boulot...

lundi 1 octobre 2012

Dernier Jour de formation et ....

Aujourd'hui s'achève le dernier jour de cours Drawing secrets revealed, section 1 que j'ai commencé il y a de cela un mois. J'ai dû mettre de coté mes autres projets afin de progresser efficacement en dessin. Ce qui me coûte car je les remet encore au lendemain, et cela m'obscurcit l'esprit. Néanmoins, j'ai appris énormément de chose pendant ce mois de formation. Au départ, j'étais parti pour structurer ma pensée et mes compétences. Finalement j'en ai extrait beaucoup plus que prévu. 

1. De la confiance.

La première, et non des moindres, c'est de la confiance. Confiance dans mes capacités techniques , oui mais surtout dans mes capacités à ne pas laisser tomber, à s'accrocher, à vouloir en faire plus que demandé pour atteindre la maîtrise. Même si je sais que j'en suis encore loin, j'aimerai atteindre un niveau comme celui-ci.

http://davidkassan.4ormat.com/
David J. Kassan, Joe.

C'est le but, et c'est l'une des raisons pour laquelle j'ai décidé de commencer par le dessin au crayon graphite.

 2. Ouverture d'esprit et perception

 J'ai découvert, ou plutôt redécouvert, le gouffre qui existe entre théorie et pratique. Je parlais dans un précédent message des ombres et de leur configuration. je connaissais les principes de la théorie des ombres, l'ombre portée, l'ombre propre, mais il me restait à appréhender la réalité. Maintenant que j'ai observé la zone la plus sombre sur une statue (Marie Serre), ce que je ne voyais pas, me saute littéralement au yeux. je ne vois plus que cela dès que j'observe un tant soit peu quelque chose. On n'insistera jamais assez sur les vertus de l'observation et de la pratique.

3. Et maintenant...

Eh bien c'est reparti vers de nouvelles aventures ! Je me suis inscrit à la section 2 de Drawing secrets revealed qui commence à partir du 5 octobre. De nouveau, je vous invite à me suivre. Je n'insisterai jamais assez pour vous dire que Sarah Parks trouve les mots pour vous aider à progresser et à prendre confiance.
 

jeudi 16 août 2012

Les 21 jours

Voici les dessins selon DOW des 14 et 15 août.



Vous remarquerez que c'est un peu plus perpendiculaire. Sur certains cela ressemble plus à des parallélogrammes mais bon... On s'améliore de jour en jour.

jeudi 5 juillet 2012

Ne jamais baisser les bras

Chacun sait qu'il est difficile de progresser/d'apprendre quelque chose seul. C'est épuisant pour les nerfs, on ne sait pas si on va réussir, ou bien on traverse un long désert d'incertitude. Au bout d'un moment, l'angoisse devient trop forte et vous arrêtez sinon vous explosez. Le chemin est difficile mais il faut s'accrocher, ne pas lâcher le morceau. preuve en est qu'hier soir j'ai essayé de faire un profil. Je n'en avais jamais fait. Voici les 4 dessins montrant la progression. Chaque dessin a été fait en 5 minutes montre en main.


 Premier dessin : oups, complètement nul, pas de proportions, assez stressé, par conséquent cela ne donne absolument rien..
 Deuxième dessin : j'ai pris conscience que 5 minutes c'est vraiment très court. J'ai donc accéléré et j'ai essayé de faire mieux. Ce n'est pas encore ça mais ça s'améliore.
 Troisième dessin : je me laisse submerger par le temps, un peu de panique, j'essaye d'améliorer les cheveux, mais 5 minutes c'est vraiment court !!!
Quatrième dessin : je lâche prise. tant pis si je n'ai pas fini. Et là, miracle, c'est très ressemblant. Les proportions sont respectées. Il y a une véritable dynamique. Ce n'est pas parfait mais on suit la bonne route.

C'est le genre d'expérience qui remonte le moral, on sait qu'on peut faire encore mieux. Le problème vient souvent qu'on manque de modèles. J'ai effectué une recherche et j'ai trouvé ce site très intéressant:
http://smalltownnoir.com/

jeudi 21 juin 2012

le prochain pallier 2

Après de nombreux essais, j'ai réussi à faire mieux qu'au début. C'est à ce moment là qu'on s'aperçoit de la difficulté à obtenir ce que l'on veut de sa main. Obtenir le contrôle sur le pinceau apporte de nombreux avantages mais le plus grand c'est la satisfaction d'y être arrivé ! Ne jamais abandonner.

J'ai commencé par le dessin en haut à gauche et j'ai terminé par le dessin en bas à droite. C'est déjà beaucoup mieux. Même si on a l'impression de régresser, il faut continuer. Petit à petit on s'améliore...



lundi 18 juin 2012

Mais qu'est ce donc la composition en peinture ?

Vaste question n'est ce pas ? voici la définition qu'en donne Arthur Wesley DOW dans son livre.
Composition was chosen as a title because
that word expresses the idea upon
which the method here presented is
founded the "putting together" of
lines, masses and colors to make a harmony.
Design, understood in its broad
sense, is a better word, but popular
usage has restricted it to decoration.
Composition, building up of harmony,
is the fundamental process in all the fine
arts.

Ce qui en français peut se traduire ainsi :

Le mot composition a été choisi comme titre car ce mot exprime l'idée selon laquelle la méthode présentée ici est de "faire tenir ensemble" les lignes, les masses et les couleurs pour construire une harmonie. Le design, compris dans un sens plus large, est un meilleur mot, mais dont son usage populaire le limite à la décoration. La composition, c'est à dire la construction de l'harmonie, est le processus fondamental dans tous les beaux-arts. 

Tous les exercices, ou presque, développés ici ont pour but d'améliorer ce sens de l'harmonie. Comme vous pouvez le voir, je ne désespère pas d'y arriver. 

[...]We shall go on to the end. We shall fight in France, we shall fight on the seas and oceans, we shall fight with growing confidence and growing strength in the air, we shall defend our island, whatever the cost may be. We shall fight on the beaches, we shall fight on the landing grounds, we shall fight in the fields and in the streets, we shall fight in the hills; we shall never surrender[...]
Winston Churchill.

vendredi 25 mai 2012

Pourquoi faire des lignes ?

Bonne question, n'est ce pas ? On peut se demander quel peut être l'intérêt de tels exercices ? Parce que bien évidemment cela semble rébarbatif, sans intérêt, etc... Mais dépassons ça.

Des lignes parce que nous sommes dans le B.A BA du dessin. Sans cesse on revient aux fondamentaux. Pour lire et écrire on doit apprendre l'alphabet. Pour dessiner on doit apprendre à tracer des lignes. Entendons nous bien, ce que je préconise, je me l'applique. Cela n'aurait pas de sens de rester dans l'abstrait. Et c'est pour cela que vous trouverez ici des comptes rendus de progression (une fois par semaine ou deux fois par mois). De cette manière il y aura un avant et un après à comparer.

Tracer des lignes vous sera utile si vous souhaitez faire du dessin d'architecture, du dessin technique, si vous voulez dessiner comme les dessinateurs d' Hollywood (concept designer...), si vous voulez dessiner des portraits (pour établir les proportions...). En clair on ne peut pas se passer de savoir tracer des lignes.

Je pars du principe que plus vous vous focalisez sur une compétence et plus vous serez habile. Le but étant de devenir meilleur que le jour précédent.


jeudi 24 mai 2012

Conseil au débutant

Contrairement à ce que j'aurais pu croire la pratique du pinceau est très éloigné du feutre et du stylo. Comme je l'ai mentionné précédemment le pinceau ne pardonne pas. C'est pour cette raison que je suggère de faire des lignes assez épaisses dans un premier temps. Pour se donner confiance au début, des lignes épaisses permettent d'atteindre la précision voulu. Bien entendu, par la suite on réduit l'épaisseur du trait. On peu commencer par une ligne épaisse de 1mm (voire 2mm pour ceux qui ont très peu confiance  en eux) et progressivement atteindre une ligne épaisse comme un cheveu. On insistera jamais assez sur la progressivité, sur les petits pas...