Affichage des articles dont le libellé est huile. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est huile. Afficher tous les articles

mardi 2 avril 2013

Comment apprendre la couleur en peinture ?


J'ai toujours été assez dubitatif en ce qui concerne l'apprentissage de la couleur. J'ai souvent posé la question et on m'a très souvent répondu :

" - bah, tu fais des mélanges et tu regardes ce que ça donne, et au bout d'un moment tu sais comment ça marche !". Ah bon c'est comme ça ? "

On cherche, on cherche et on finit par trouver.... 
Au début du 20ème siècle, un homme s'est dit qu'il y en avait marre des descriptions romantiques des couleurs et de la façon dont on pouvait l'enseigner. C'est homme c'est Albert Henry Munsell. Je vous renvois à sa biographie sur wikipédia pour de plus amples informations.
Ici vous avez mes premières tentatives de suivre son enseignement par l'intermédiaire du The New Munsell color set 3rd edition, de Jim Long.

Les premiers exercices consistent à obtenir une palette de 10 nuances de gris. Ci-dessous mes premiers pas.




Les exercices suivants consistent, entre autre, à reconstituer des palettes de couleurs selon ce système afin de bien comprendre le système HVC (Hue, Value, Chroma)

 Voici les premières feuilles...

Ci-dessous vous pouvez voir l'échelle de valeur de gris de Munsell et ma technique pour constater si ma nuance de gris est juste ou non : je peins directement sur l'échelle et c'est comme cela qu'on s'aperçoit que blanc + noir = bleu et non gris...
Après on utilise du white-spirit pour nettoyer (dans le cas de la peinture à l'huile)


lundi 3 décembre 2012

Munsell, les valeurs et les affres...

Lorsqu'on veut un dessin réaliste, l'une des compétences fondamentales est la reconnaissance des valeurs ou différentes teintes de gris en partant du blanc jusqu'au noir. pour ce faire il vous faut un système de référence. 
En l'espèce j'ai choisi le système Munsell car il me paraissait plus rationnel et efficace que d'autres systèmes d'apprentissage de la couleur. Souvent, l'apprentissage se résume à un jeu d'essai - erreur que je n'aime pas particulièrement. Cela demande énormément de temps sans que cela soit vraiment efficace. Dans le système Munsell vous avez vraiment le soucis d'un apprentissage systématique qui vous permet de savoir où vous en êtes. Enfin je le ressens comme cela pour ma part. Pour commencer, on apprend à reconnaître les différentes valeurs de gris grâce à cet instrument :

Munsell neutral Value scale trouvé chez colorimax
Vous pouvez le trouver à cette adresse ici. Dans l'apprentissage, vous n'avez besoin que de 10 valeurs de gris ( et ici vous en avez 37 !). Malheureusement, je n'ai trouvé que cette échelle de teinte de gris. Je comprend que le procédé de calibration et les peintures puissent coûter cher à produire et que la quantité n'est pas très importante mais ils auraient pu faire un petit coffret en carton pour protéger ce nuancier, quand même! Par ailleurs, les feuilles auraient pu être un peu plus rigide. Mais bon, ce n'est pas grave...

1. Comment fait on pour apprendre ?

On utilise un livre qui se nomme The New Munsell Student Color Set de Jim Long et on fait les exercices. le premier exercice consiste à repérer et à classer les couleurs selon l'ordre de Munsell, le deuxième quant à lui, utilise le Munsell neutral value scale en glossy edition (impératif). On doit reproduire à la peinture à l'huile (médium que j'ai choisi...)  la valeur choisie.

2. Ma première tentative.

J'ai essayé, pour la première fois, d'effectuer cet exercice sur une seule valeur. J'ai choisi la valeur intermédiaire (la numéro 5). résultat : j'ai mis une petite heure pour y arriver. 
Mon installation 


Un zoom sur ma palette :


Vous remarquerez que sur cette palette, il y a trois tas de peinture. Comment ça trois ? Il ne suffit pas de mettre du blanc et du noir pour obtenir du gris ? Et bien non, il faut aussi rajouter de la Terre d'ombre brûlée. Pourquoi me direz vous ? Parce que ! Non, sans plaisanter, tout simplement parce qu'il y a une teinte de bleu qui apparaît lorsqu'on mélange le blanc avec le noir. On s'en rend très bien compte lorsqu'on appose à même le nuancier la couleur mélangée. Pourquoi j'ai utilisé de la terre d'ombre brûlée ? Parce que c'est une sorte d'orange, qui est la couleur complémentaire du bleu. Pour neutraliser une couleur on utilise sa complémentaire.(complémentaire du jaune : bleu + rouge = violet, complémentaire du rouge : jaune + bleu = vert)

Voici les résultats pour le neutre 5 (N5) et le N6. Si vous ne voyez pas le coup de pinceau c'est que j'ai réussi :-) . la preuve pour N6 où le dernier est quasi invisible ;et on ne le voit que lorsqu'on regarde à la lumière (denier coup de pinceau à droite).




Pour le N6, je n'ai mis que 20 minutes. En progrès, non ? même s'il y a encore un peu de bleu, je suis sur la bonne voie. ;-)

vendredi 7 septembre 2012

Copie de J W Waterhouse

Toujours dans ma quête des techniques de peinture et dans son apprentissage. Parce que la peinture à l'huile demande des temps de séchage entre les couches, je me suis attelé à la copie d'un artiste pré-raphaëlite John William Waterhouse. J'ai choisi son oeuvre I am half-sick of shadows, said the lady of shalott peinte en 1916.

  J'avais acquis il y a de cela quelques temps cette vidéo expliquant le processus. Je m'y suis mis finalement plein d'entrain et je mesure petit à petit la difficulté de la chose. C'est effectivement passionnant à tel point que le temps ne s'écoule plus lorsque je suis absorbé dans cette réalisation.

La première phase consiste à à reproduire directement au pinceau les contours avec un mélange d'oxyde rouge transparent et de noir d'ivoire fortement dilué. J'ai commis plusieurs erreur à ne surtout pas faire si vous décidiez de suivre le même chemin que moi.
  • tout d'abord, bien apprêter son support. Je l'avais fait il y a longtemps et franchement le résultat est décevant. Il est irrégulier et absorbe trop la peinture. ce qui fait que les traits effectués s'élargissent lorsque vous peignez.
  • utiliser une reproduction de taille égale ou équivalente pour la copie. Cela évitera de faire continuellement des calculs ou des comparaisons tel que "alors là c'est à la moitié ou plutôt au deux cinquième de ce point, etc..." il y a suffisamment à faire avec le mélange des couleurs et l'application au pinceau pour ne pas s'encombrer l'esprit.
  • utiliser un pinceau fin car il s'agit de faire les contours et non de remplir. Dans un second temps on utilise un pinceau plus épais pour appliquer les valeurs.

 La photo n'est pas terrible car il y a une distorsion de l'image. Cette première phase est loin d'être fini et un certain nombre de correction sont à effectuer. J'avance petit à petit.

jeudi 6 septembre 2012

première tentative 2

Je fais les choses un peu à l'envers mais bon... voici les photos de mon installation pour peindre ma première nature morte :
Cela ressemble à un agglomérat de bric et de broc mais bon ça fonctionne plutôt pas mal. Ce qui donne au final ceci:
 J'ai modifié la peinture pour que cela colle plus à la réalité mais en publiant je m'aperçois qu'il y a encore un petit défaut sur le coté droit du pot. Par contre le coté gauche est plutôt un succès.

Je suis resté volontairement dans le même concept de composition pour réduire les difficultés et se concentrer sur le processus.

mardi 4 septembre 2012

première tentative

Récemment, vous avez vu ma première tentative de peinture à l'huile. J'avais acquis il y a quelques mois une méthode pour peindre à la manière Flamande.Cette peinture est le résultat de son application tant bien que mal car de nombreux sont restés sans réponses à la relecture du dossier.

Je vais essayer ici de décrire la méthode que j'ai utilisé pour peindre ma première nature morte (ouh que je n'aime pas ce terme...)avec de la peinture à l'huile d'un sujet réel et non photographié. Ce qui devient nettement plus difficile.

1. préparation du support.

j'ai utilisé un papier spécial peinture à l'huile. de la marque Canson figueras . Je l'ai recouvert de 3-4 couches de gesso acrylique que j'ai poncé au papier de verre fin. (Je reverrai cette méthode plus tard, je pense car le fini ne me convient pas trop.)

2. Une première sous-couche.

Elle se nomme imprimatura selon la tradition. C'est un mélange de noir d'ivoire et d'ocre jaune pour obtenir une sorte de couleur vert olive et très dilué au médium. J'aurai peut être dû utiliser un solvant comme l'essence de térébenthine mais bon je tâtonne.


3. Le dessin à la terre d'ombre brulée

j'ai commencé à peindre les silhouettes de l'objet et de son ombre. J'ai, de plus, essayé de commencer à établir les premières ombres..


La suite un peu plus tard...

vendredi 24 août 2012

Mes premiers pas en peinture à l'huile

J'ai enfin commencé à faire de la peinture à l'huile. J'avais dans mes archives un tutoriel sur la technique de peinture à la Flamande. Je me suis enfin décidé à la mettre en pratique. Il m'a fallu une semaine pour terminer. Alors oui c'est loin d'être parfait mais pour une première approche je trouve cela encourageant. Je ne vous fait pas plus attendre, voilà le résultat :



En voyant la photo, je me rend compte du nombre de petits défauts que je dois corriger. Je dois dire que j'ai eu beaucoup de peine. Tout d'abord, je suis complètement nouveau à ce genre pictural. Mon tutoriel était, tout compte fait, très laconique sur ses explications. Je n'avais personne pour me donner des conseils et je ne voyais pas trop comment faire. J'ai pris mon courage à deux mains, voire trois, et hop on y va ! Finalement je ne regrette pas d'avoir persévéré. J'ai énormément appris.
Mais revenons à cette peinture. Quels sont ses défauts ? 

Tout d'abord, je vois un problème de dessin. Au début j'ai commencé avec un bon dessin où les proportions étaient respectée, etc... Mais voilà, tout a dégénéré lorsque j'ai appliqué la peinture. Je n'ai pas su coller à mon dessin.
Ensuite dans la préparation du support, je m' aperçoit qu'il y a un problème de finesse du grain de la toile. On le voit  trop.
En outre, je peux constater que j'ai oublié d'effectuer un certain nombre de fondus de couleur. Evidemment j'ai choisi une technique relativement difficile d'application de glacis et j'ai eu du mal à maîtriser la consistance de la peinture, son épaisseur.
J'ai aussi manqué d'organisation dans l'application de la peinture. J'ai été un peu brouillon et ce n'est que vers la fin que j'ai réussi à m'organiser. Mais voilà, c'était trop tard. 
Prochaine étape, effectuer une copie d'une oeuvre de J W Waterhouse, toujours pour le technique et après on s'attaque à une nature morte en direct live.

mercredi 20 juin 2012

Pour débuter en peinture à l'huile




Je cherchais depuis quelques temps un livre sur la peinture à l'huile qui pourrait me donner à la fois un aperçu de ce qu'on peut faire avec la peinture à l'huile, le matériel nécessaire, des conseils pour bien débuter mais aussi des infos un peu plus techniques voire plus avancées, et de plus il fallait que cela soit illustré et agréable à lire : en clair je voulais une sorte d'encyclopédie pour bien débuter et savoir où aller. Je pensais que cette perle rare n'existait pas. Et bien si, elle existe. J'ai découvert ce livre par hasard. Je ne fais pas durer le plaisir plus longtemps,le voici :

Mieux peindre à l'huile
Vous pourrez le trouver chez Amazon, ici.

Il s'agit en fait de la traduction d'un livre américain qui se nomme the complete oil painter. Le titre est plus conforme avec son contenu dans cette version originale. Je me suis toujours demandé pourquoi en France on ne respectait pas l'esprit du titre dans la traduction ? L'indispensable du peintre à l'huile ou bien le peintre à l'huile de A à Z ? ( les titres existent peut être déjà ?). Bref c'est un excellent livre pour avoir une vue d'ensemble de la peinture à l'huile, ce qui m'a motivé pour m'y mettre !   

vendredi 15 juin 2012

huile & Cie

Mercredi, j'ai essayé pour la première fois la peinture à l'huile. Je m'étais préparé et relativement bien organisé. (voir photo de ma cuisine)

J'ai appris de nombreuses choses dont je voudrais vous faire part. Je m'étais longuement documenté auparavant mais je m'attendais pas du tout à cela. J'avais prévu d'effectuer une échelle de valeur du noir au blanc que j'aurai peint sur des morceaux de bois. Il s'agit d'un exercice préconisé dans le livre The New Munsell Student Color Set, 3rd Edition de Jim Long. J'ai acquis petit à petit les pinceaux, la peinture à l'huile, les solvents etc... J'ai passé une grande partie de la journée sur ça et j'ai appris de mes essais et erreurs.

La bêtise à ne pas faire:

Tout d'abord, comme vous pouvez vous en rendre compte, ma palette et ma feuille sont posées sur une chaise. J'étais assis en face et je peignais le dos courbé. Aïe... j'ai mal au dos depuis. Il aurait suffit que je me mette dans l'autre sens, le dos à la fenêtre, pour disposer de toute  la luminosité nécessaire et d'installer mon chevalet de table à la bonne hauteur. Mais non, j'y ai pensé après !

les découvertes :


la première vient de la texture de la peinture à l'huile. J'ai été très étonné de la différence de viscosité entre le blanc de titane et le noir d'ivoire. La façon dont vous l'appliquez est très différentes selon la proportion de médium que vous incorporez pour appliquer la peinture, mais aussi selon la proportion de noir ou de blanc. tout se complique car pour obtenir une texture unifiée vous devez mettre une quantité différente de médium selon la proportion de noir ou de blanc.


la deuxième vient du fait que naturellement le noir mélangé au blanc donne une sorte de bleu pétrole ! Gasp ! Je m'y attendais mais pas à ce point là ! Donc, selon les conseils du livre, j'y ai ajouté un peu de jaune de cadmium moyen et de rouge de cadmium léger. Oups raté, j'ai obtenu une légère teinte de orange. Et hop on remet du noir et du blanc pour atténuer le orange et en même temps supprimer le bleu. Après avoir glané des infos, il semble que cela soit plus simple d'ajouter de la terre d'ombre brûlée selon la méthode de Graydon Parrish , ou bien d'utiliser du noir de fumée et non du noir d'ivoire (selon une amie peintre). Je n'ai plus qu'à tester.


la troisième et non des moindres provient de l'utilisation du couteau à peindre. Comment on le tient ? Bonne question, n'est ce pas ? Bon par le manche me direz-vous! Certes, mais plus précisément ? Pour faire les mélanges j'ai trouvé qu'il fallait mieux utiliser le plat du couteau. Comme une truelle, si vous préférez. On incline légèrement le couteau et on fait toujours le mélange de cette manière. Cela évite de loger de la peinture sur le dessus et de souiller le mélange par la suite.


Enfin la quatrième, et non des moindres, est lié aux pinceaux. J'ai été très surpris de la différence qui peut y avoir entre des poils de porc, des poils synthétiques et des poils de martres. Trois matières différentes, trois sensations différentes. Ma préférence va au poils de martre, pour leur douceur et leur précision.