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jeudi 23 mai 2013

Comment apprendre à peindre seul ?

C'est une question que je me pose depuis quelques temps déjà. J'ai été peu prolixe ces derniers temps afin de trouver une(des) solution(s) à ce problème. 

1. Circonscrire le problème pour lui tordre le cou.

A. Les contraintes.

Le temps est ce dont je manque le plus. Je ne peux consacrer qu'entre 2 et 3 heures par jour à mes activités personnelles. Je dirais plutôt 2 que 3.
 Ensuite il existe de nombreux médiums (aquarelle, acrylique, huile, crayon de couleurs, etc...) et de nombreuses techniques d'application de ces médiums avec des contraintes très différentes (séchage, qualité, fondu, etc...) et qui se prêtent plus à certains sujets que d'autres (poses longues de modèle vivant, nature morte, paysage, etc...)
 Enfin, et la liste n'est pas limitative, il reste le style de peinture que l'on souhaite produire. Veut on être dans l'abstraction pure, le figuratif ou même un mélange des deux (je laisse de côté tous les mouvements de peinture qui ont existé ou qui existent)
L'idéal serait de choisir un médium, chercher des cours sur ce médium et les suivre. Malheureusement, souvent, soit les cours ne correspondent pas à mes attentes, soit cela se déroule à des heures totalement inadéquates avec mon emploi du temps.

B. définir ce qu' on veut.

Cela semble de bon sens et pourtant. Nous avons tous cette vilaine habitude de rabaisser nos ambitions sous prétexte que cela nous semble impossible à atteindre. Pourquoi s' enfermer dans une petite cage et tourner en rond ? Ne faire que des choses simples, que nous considérons comme à notre portée ? A vouloir toujours faire simple, on ne fait que des choses basiques et sans grand intérêt et nous finissons par abandonner.
Pour ma part j' ai décidé que cela ne me concernait plus.
Je voudrai faire des oeuvres dans le style de Roberto Ferri, de Vélasquez, de Lance Richlin ou de Dirk Dzimirsky. Je suis réaliste et je sais très bien qu'il me faudrait au moins autant de pratique qu' eux, (ce qui n' est pas encore le cas) mais j' ai besoin d' un horizon.

2. Les pistes de recherches


Cela  ne nous dit toujours pas ce qu'on doit faire et comment ? Néanmoins ce qui m'intéresse est plus circonscrit.

A. Les techniques picturales

Je sais maintenant que ce qui m'intéresse se résume à la peinture à l'huile. Arrgghh, c'est encore trop vague. Après quelques recherches, il s'avère que pour un rendu particulier tel que celui des artistes mentionnés précédemment, on parle de glacis et de frais dans frais.
La difficulté majeure est de trouver des écrits qui permettent une progression continue (notez bien que je ne parle pas de rapidité. Celle ci est, à mon sens, toute relative.)  J' ai trouvé les écrits de Solomon J. Solomon édité par les éditions Dover.


Néanmoins cela ne résout toujours pas le problème. Comment faire ?

B. Comment initier le grand saut vers l'inconnu.

On a des écrits (je reparlerai des références subsidiaires plus tard), mais il nous manque un plan d'action. Encore une fois, nous avons un problème : comment lutter contre le néant qui s'offre à nous. Rien qu'en y pensant quelques secondes, on s'aperçoit de l'ampleur de la tâche. Cela va dans tous les sens, entre le dessin, les peintures, les marques, le matériel, l'application, les effets, la composition, etc...pfff. Je me suis dis que je n'y arriverai pas sans un minimum de réflexion et j'ai trouvé ce livre :


Cela correspond parfaitement à ce que je recherchai. Comment faire pour initier le mouvement. (n'hésitez pas à me donner des suggestions de lecture, je suis toujours preneur.) Après avoir lu et épluché ce livre j'en suis arrivé à la conclusion qu'il me fallait un plan d'attaque sur une longue période. (ce qui pour quelqu'un de très impatient comme moi est un comble... J'en suis arrivé à la conclusion paradoxale que pour aller vite, il fallait aller lentement ...)

3. Le plan d'attaque

le but que je souhaite atteindre est simple dans un premier temps : faire un autoportrait à l'huile en couleur. Afin d'atteindre ce but, différentes étapes sont nécessaires. (cela paraît simple et pourtant...)

A. Les étapes.

Solomon Joseph Solomon (que je contracterai en S.J.Solomon) estime qu'il faut commencer par des études en monochrome puis dans un second temps par une étude de la couleur.
Tout d'abord, on commence par effectuer des études en monochrome .Ensuite on passe à un objet métallique avec un tissu coloré en satin. Puis par une nature morte complète avec un groupe d'objet en métal en porcelaine (China dans le texte) et des fruits. L'étude du corps humain et de la couleur de la chair ne vient qu'ensuite.

B. Le détail des étapes.

1. Les études en monochrome.

Je vous invite à vous reporter au livre se S.J.Solomon pour tous les détails sur le matériel. En ce qui me concerne j'étudierai un crâne en résine que j'ai acquis sur le site Toomed.


Contrairement aux photos ce n'est pas d'un blanc très franc mais plutôt  d'une sorte de jaune très clair. (notation Munsell : peut être 5Y 8/2 ou 5Y 9/6 ) Ce qui me convient parfaitement car S.J.Solomon préconise justement de teindre avec un jus de terre d'ombre naturelle (raw umber) pour que cela ressemble à une couleur proche du vieil ivoire.
De cette manière, je fais d'une pierre deux coups : dessin anatomique et peinture. Une fois que j'aurai fait plusieurs études je pourrai passer à une étude simple.

2. Une étude d'un pot à thé ou d'un objet métallique près d'un tissu en satin de couleur.

une composition très simple pour étudier l'influence de la couleur sur les objets. On commence très simplement avec une seule couleur. Je ne sais pas encore quelle couleur je vais utiliser mais je pense me diriger vers une sorte de rouge.

3. Une nature morte 

Par la suite, il recommande d'effectuer une peinture alla prima, c'est à dire de peindre en couleur directement sans passer par le monochrome, pour la prochaine étape. Il s'agit d'une composition sur fond blanc avec porcelaine, objets de métal et fruit divers et variés (de fruits peu périssable car sinon vous risquez d'avoir quelques ennuis).


Ce ne sont que les premières étapes . J'établirai un calendrier et des étapes plus précises dans de prochains messages. Je pense que j'en ai déjà pour 3 et 6 mois de travail avec ce programme. On commence dès ce soir par le dessin de contours de la première étude en monochrome...
  

lundi 26 novembre 2012

Trouver l'inspiration

Dimanche, je me trouvais chez une amie pour un petit après-midi créatif. C'est à dire café, papotage et brioche feuilletée et éventuellement dessin, peinture ou modelage. J'avais apporté la dite brioche mais aussi le dessin que je dois rendre ce soir (que je ne suis pas sûr de pouvoir finir ...). Cette amie ne savait pas quoi faire, dessin, peinture ? Il fallait trouver l'inspiration. Mais comment faire où est ma muse ? -Allez vient petite, viens...Toujours personne ? Grrr.

1. Pour trouver l'inspiration, il faut savoir s'arrêter...

Vous avez cherché, cherché dans tous les coins et les recoins de ce monde. Vous avez regardé par la fenêtre, utilisé tous les trucs habituels. Puis rien. Nada. le vide absolu. Dans ce cas là, je fais une seule chose : rien. J'arrête de chercher. J'arrête de vouloir absolument trouver une idée. J'arrête de me dire : mais qu'est ce que je vais bien pouvoir faire...etc. Je me repose. Ouh là, je viens de dire un gros mot ! Se reposer : poser les crayons et arrêter d'y penser. En clair, j' appuis sur l'interrupteur.

2. ...mais ce n'est pas une raison pour tout oublier.

Je me repose l'esprit mais ce n'est pas pour autant que je dois arrêter de pratiquer sous prétexte que je ne sais pas quoi faire. J'ai à ma disposition plusieurs options afin de faire rejaillir l'inspiration et m'ouvrir de nouvelles portes :

- j'ouvre un livre d'illustration, un livre d'art, je feuillette en regardant négligemment. Parfois, je me dis que je pourrais copier une oeuvre, une portion d'oeuvre d'un des grands maîtres ou d'un illustrateur que j'affectionne particulièrement.

- j'utilise la base Joconde : je fais une recherche sur un dessinateur ou un peintre et je regarde sur cette base si je trouve quelque chose qui m'intéresse. Ici, sur le lien j'avais fait une recherche sur Paul Delaroche, que j'avais découvert lors d'une exposition au Louvre.

- je note les idées que j'ai eu précédemment sur mon téléphone. Grâce à un utilitaire qui se nomme CATCH, un petit utilitaire de prise de notes très simple à utiliser.

lorsque j'ai une panne d'idée, j'ouvre mon dossier "projet" ou "idées" et je regarde si je peux m'y atteler ou du moins étudier un des aspects de ce projet.

3. Comme on ne peut penser à tout...

Je suis preneur si vous avez des idées pour éviter les pannes d'inspiration, on n'a jamais assez de munition pour lutter contre la mélancolie ou la panne :-)

mardi 13 novembre 2012

Session 9 et 10

Cela fait quelques temps que je n'ai pas publié de message. Néanmoins le travail continue de plus belle. Je condense donc en un seul message les sessions 9 et 10 du programme de Sarah Parks, drawing secrets revealed, section 3.

Mais qu'est ce qui a pu m'empêcher de publier pendant plus d'une semaine ? Eh bien j'étais parti faire un tour en Normandie, près d' Etretat. Je voulais voir ces fameuses falaises. Je pensais que ce serait un beau paysage mais j'étais loin de la vérité. En voici un modeste aperçu:



Mais revenons à nos considérations. Ces deux sessions étaient centrées sur l'utilisation de grid ( en anglais mais grille en français). Cette technique est surtout connue sous le nom de mise au carreau. Elle est surtout utilisée pour transférer un dessin sur une toile.  Par contre, ici cette technique est utilisée dans une perspective pédagogique.

1. Démonstration

d'abord quelques photos pour que tout soit bien clair :

.
A gauche sur la photo vous avez les modèles mis au carreau et à droite le résultat. 

2. Explications.

L'avantage de la mise au carreau est de pouvoir reproduire à une plus grande échelle ou à une moindre échelle. Mais ici c'est l'aspect apprentissage du dessin qui est mis en avant. On repère les traits et valeurs par rapport aux axes. Je vous renvoie à l'un des premiers messages sur cette formation où l'on jugeait les distances par rapport à l' axe horizontal et vertical. Ici c'est la même chose sauf qu'on se concentre  sur des petites portions. Cela permet de se concentrer sur les formes et sur ce que l'on voit, et non sur ce que l'on connaît. On avance carreau après carreau. Au début on a des carreaux très petits et on augmente progressivement la taille des carreaux.

La suite dans le prochain message...

mercredi 11 juillet 2012

vacances

A partir d'aujourd'hui, je suis en vacances. Evidemment, je posterai des messages un peu moins souvent...Mais quand même quelques uns.

mercredi 30 mai 2012

Café et dessin

Ceux qui me connaissent vraiment savent que je suis complètement fou de café. J'adore le café, que cela soit extrait d'un percolateur, d'une cafetière à vide, d'une cafetière à piston, etc...(liste non-limitative). Malheureusement, il y a toujours le problème de la caféine et de ses effets indésirables. Non seulement à trop forte dose cela peut induire des problèmes de tension et/ou cardio-vasculaire,mais aussi de l'anxiété. Alors évidemment cela varie d'une personne à une autre, mais si je prend trop de café, je deviens vraiment anxieux: la peur de faire quoi que ce soit, de se dire continuellement qu'on a pas le temps ou que ça ne va pas assez vite etc... Alors si vous aimez le dessin et le café, il faut trouver un équilibre. Aïe, pas facile ! Pas plus de 3 cafés par jour en ce qui me concerne : un au petit-déjeuner, un vers 9h30 et un vers 14h30. Lorsque je dis une tasse, je parle d'une tasse que l'on peut trouver dans un bistro, c'est à dire entre 5 et 9 cl. Je parle de café qui ne sont pas trop corsé et avec peu de caféine extraite. je vous rappelle que la plus grande proportion de caféine se trouve à la fin de l'extraction. par conséquent dans un café serré il y a moins de caféine, proportionnellement parlant que dans un café normal. Donc point trop de café pour dessiner; vous l'avez bien compris. Sur ce, je vais en boire un...

mercredi 23 mai 2012

pourquoi le pinceau

Dans un précédent post, j'ai indiqué qu'il fallait utiliser un pinceau pour faire les exercices. Mais pourquoi donc ? Ces exercices, je les ai déjà effectué au stylo bic bleu ou au feutre à pointe fine. Je me suis dit qu'il fallait tester avec un pinceau, car je souhaite faire de la peinture à l'huile. Auparavant j'avais déjà remarqué certains de mes défauts qui ne pardonnent pas au pinceau.

Si par hasard je suis en apnée, ou bien si je suis plus ou moins énervé, cela ne se verra pas trop avec un feutre ou un stylo. La pointe va s'écraser plus vite ou bien vous entamez le papier. Vous ne vous apercevez pas immédiatement de votre état. tandis qu'au pinceau, c'est instantané. Vous appuyez fort, vous faites une ligne très épaisse; vous vous relâchez, la ligne devient plus fine (aisément discernable dans les posts précédents et à venir...).

D'où l'intérêt d'utiliser un pinceau, apprendre à se contrôler. est ce que la pratique du pinceau permet de se contrôler ? C'est une bonne question ? Est ce qu'une tentative de maîtrise dans un domaine permet de l'appliquer dans d'autre domaines ?